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L'histoire Comiccon de Montréal – récit d’un festival mythique

L’histoire Comiccon Montréal est une odyssée où les pages immobiles de la bande dessinée semblent s’animer dans l’espace urbain, où les symboles prennent chair, et où le rêve collectif s’élève en manifeste visuel. Dès le premier mot de cette histoire, je place le mot-clé histoire Comiccon Montréal, car c’est autour de cette matrice que s’érige un chemin de lumière, de mythes et de figures sorties de l’encre.


Imaginez une métropole — Montréal — comme une ville-forêt de pierres et de rêves.


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Chaque été, ses artères retiennent un souffle nouveau : des costumes chatoyants, des visages de héros, des échanges d’estampes et de récits. À l’entrecroisement du symbolisme, de la poésie narrative et du fandom, le Comiccon devient un lieu d’éveil pour qui veut voir comment la culture populaire dialogue avec des archétypes plus profonds. Il n’est pas seulement une convention de bandes dessinées ; c’est un miroir où l’imaginaire collectif vient se refléter, s’approprier, s’interroger.


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Ce festival raconte, dans le bruit des pas et les murmures des files d’autographes, une épopée contemporaine — comme une Fable d’Ayeurkissi en technicolor. Dans ces pages, nous voyagerons ensemble dans le temps : du germe initial à la métamorphose contemporaine, en observant les symboles, les personnages, les ruptures, les alliances. Que l’ombre du passé et la lumière du présent se conjuguent dans ce récit, pour éclairer aussi ce que pourrait devenir l’avenir de ta propre création artistique.


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Contexte historique et culturel

Avant que Montréal n’entende parler de comics ou de cosplay, il y avait les mythes anciens, les récits oraux, les légendes du peuple. Le lecteur de bandes dessinées moderne est le descendant lointain des conteurs suspendus aux feux de camp. Dans la Grèce antique, la Poétique d’Aristote nous parle des mimesis, de la représentation, du passage entre réel et imaginaire — ce qui est exactement ce que fait une convention de fans lorsque l’on revêt un costume, incarne un personnage, rejoue une scène.


Dans les traditions folkloriques québécoises et amérindiennes, l’idée que les esprits, les figures et les archétypes circulent parmi les vivants est familière. Le Comiccon, en tant que scène culturelle contemporaine, agit presque comme un rituel communautaire : un espace où des êtres fictifs émergent dans le concret urbain.

Plus près de nous, lorsque la bande dessinée franco-belge a façonné l’imaginaire collectif (Tintin, Astérix, Blake et Mortimer), Montréal absorbait cet héritage visuel. Le Festival BD de Montréal (FBDM), né en 2011, en témoigne : il célèbre l’art de la bande dessinée comme vecteur de narration pure. [S1]



Mais le Comiccon n’a pas voulu se limiter à la BD « classique » : il a franchi les frontières du genre pour inviter la science-fiction, l’horreur, l’animation, les jeux vidéo — créant un creuset où se rencontrent des esthétiques diverses, des estuaires narratifs multiples. C’est dans cette osmose que l’histoire Comiccon Montréal s’inscrit : à l’intersection de la culture pop et des archétypes universels. [S3]


Naissance et premières années


Les origines modestes

Le premier Comiccon de Montréal voit le jour en 2006, sous le nom « Montreal Comiccon », à Place Bonaventure. [S1][S2] À cette époque, le salon était encore discret : quelques stands de vendeurs de comics, quelques auteurs invités, un public de passionnés. Le lieu choisi fut, jusqu’en 2010, la salle 200-N, petite et sans fenêtre, sous le hall principal. [S2]


Chaque exemplaire vendu, chaque dessin offert, chaque échange de feuille dédicacée étaient autant de petites révolutions intimes. Le festival était un modeste foyer pour les rêveurs, les geeks, les conteurs visuels.



Expansion et changement de nom


Peu après, le Comiccon change de posture : vers 2009, il se repositionne en événement de culture pop global en élargissant les genres (BD, télévision, cinéma, animation). [S1] Le public réagit : entre 2008 et 2010, la fréquentation passe de quelques centaines à plusieurs milliers. [S2] L’édition 2010 dépasse les limites de la petite salle, obligeant les organisateurs à trouver plus d’espace. [S2]


En 2011, l’événement migre dans le hall principal de Place Bonaventure, triplant la surface. [S2] Puis en 2012, s’amorce le passage au Palais des congrès de Montréal avec l’ajout d’un jour pour accueillir davantage d’artistes et de visiteurs. [S1]

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À ce moment, l’histoire Comiccon Montréal bifurque : de salon modeste, il devient un festival régional à ambitions nationales voire internationales.






Évolution vers le festival pop-multigenre


Diversification des genres

L’une des forces décisives du Comiccon a été d’élargir ses frontières. Des univers initialement cloisonnés (BD, comics) se mêlent à la science-fiction, à l’animation japonaise, aux jeux vidéo et à l’horreur. Ainsi, les fans de Star Wars, Doctor Who, Naruto, The Witcher se retrouvent dans les mêmes allées. Le Comiccon agit alors comme un nexus, une jonction de mythologies contemporaines. [S3]

Par exemple, dès 2012, des invités comme Patrick Stewart, William Shatner, Malcolm McDowell ou David Finch sont conviés. [S2] Le festival n’est plus seulement « BD », il devient une agora des imaginaires.




Spectacle, cosplay et rituels visuels


Le cosplay devient un rite central : endosser une armure, incarner un personnage, marcher parmi les foules en « être autre » est devenu une tradition. Ces avatars incarnés dialoguent directement avec le public — et dressent un pont entre le réel et le fictionnel. Point culminant : la mascarade, défilé officiel de costumes jugés internationalement, où plus de 60 concurrents participent devant plusieurs milliers de spectateurs. [S6][S3]

En 2015, l’édition principale est déplacée de septembre à juillet pour profiter de la pleine superficie du Palais des congrès — signe d’un passage de l’amateur à l’institution culturelle en saison forte. [S2]




Moments marquants et invités mythiques


De Stan Lee aux hobbits

2025 marque le 15ᵉ anniversaire du Comiccon de Montréal (4–6 juillet, Palais des congrès). [S4] Parmi les invités annoncés : Jim Starlin, figure majeure ayant marqué Marvel et DC (Warlock, Captain Marvel, Avengers). [S4] On annonce aussi la présence d’acteurs incarnant des hobbits de Le Seigneur des Anneaux (Frodon, Sam, Pippin, Merry). [S3]


En 2012, le Comiccon organise conjointement les 8ᵉ Prix Joe Shuster pour les créateurs de BD canadiens — renforçant son lien direct avec l’art de la bande dessinée. [S1]


La 10ᵉ édition en 2018 réunit plus de 60 000 visiteurs, tandis que des figures hollywoodiennes se mêlent aux stands d’artistes — preuve de la capacité du festival à faire dialoguer superstars et créateurs de niche. [S3]


Symbolisme et exemple inspirant

L’invitation à Jim Starlin est symbolique : ses comics explorent des thèmes métaphysiques, des divinités cosmiques, la lutte morale du héros contre des puissances obscures — préoccupations qui croisent celles de Fables d’Ayeurkissi. Son apparition à Montréal tisse un pont entre le festival populaire et les strates profondes de l’imaginaire philosophique. [S4]


De même, la présence d’acteurs de Le Seigneur des Anneaux relie le Comiccon à une épopée mythique, rappelant que les fables modernes sont toujours porteuses d’un souffle primitif. [S3]


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Le Comiccon aujourd’hui — tension, symbolisme et communauté


Une foule magnifiée

L’édition 2025 s’annonce record : on parle de plus de 65 000 visiteurs sur le week-end. [S5][S4][S3] Ce foisonnement d’êtres costumés, de visages peints, de panneaux éclatants, produit une mosaïque vivante. Un porte-parole résume l’affluence : « c’est partout occupé » dès l’ouverture des portes. [S5]


Le contexte géopolitique — notamment un conflit commercial influençant les mobilités — est évoqué comme facteur indirect. Un taux de change favorable peut aussi encourager certains visiteurs américains. [S5] Ce phénomène montre que le Comiccon n’est pas qu’un objet culturel isolé, mais un nœud dans les dynamiques globales de mobilité.


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Le récit collectif et l’espace symbolique

Chaque année, les allées du festival deviennent un livre en mouvement. Les conversations à la file d’attente, les signatures sur des planches, les échanges entre fans et artistes — tout cela constitue une immense toile narrative où se croisent micro-histoires et macro-mythes.


Pour les amateurs de philosophie et d’art narratif, l’un des enjeux du Comiccon est de questionner le bien et le mal, le héros et l’ombre, les fables qu’on répète dans l’ombre d’un monde médiatisé. Lorsque quelqu’un se déguise en Batman, en Leia ou en personnage original, qu’est-ce qu’il cherche ? Être vu, incarner une aspiration, dialoguer avec l’archétype universel. Dans ce laboratoire urbain, le Comiccon installe une scène où l’individuel devient collectif, l’imaginaire manifeste.


Limites, tensions et critiques

Aucun mythe n’est pur. Le Comiccon fait face à des critiques : commercialisation excessive, uniformisation des univers, présence d’influences mainstream écrasant les artistes émergents. Comment préserver l’authenticité dans l’hypermédiatisation ? Comment éviter que le festival ne devienne un simple salon marchand ?



Certains dialogues à l’intérieur de la communauté réclament un espace dédié aux voix marginales, aux fables plus sombres, aux esthétiques silencieuses. Le défi est de maintenir l’équilibre entre spectacle et sens, entre foule et intime — exactement les tensions que porte l’univers de Fables d’Ayeurkissi.


Conclusion

À travers l’histoire Comiccon Montréal, nous avons suivi la trace d’un embryon

intimiste devenu agora mythique. Du petit salon de 2006 à l’immense festival d’aujourd’hui, le Comiccon a grandi — sans perdre les braises de la passion, de la rencontre, du seuil entre réel et fiction.


Ce récit nous invite à méditer : dans toute grande forme de rassemblement artistique, l’essentiel réside dans la tension créatrice — entre lumière et ombre, entre commerce et souffle, entre spectacle et silence. Le Comiccon est une fable vivante, une scène où se rejouent les combats de l’âme contre l’uniformisation, où chaque costume est un acte de poésie, où chaque signature d’artiste est un fil de légende lancé dans le monde.


Si ton cœur bat pour l’univers de Fables d’Ayeurkissi, pour la narration engagée et symbolique, alors je t’invite : abonne-toi à l’infolettre, suis les actualités sur les réseaux sociaux, visite la boutique pour découvrir les œuvres et les livres. Rejoins cette communion de lecteurs, artistes et rêveurs — car c’est dans la communauté que perdure le mythe, et c’est dans l’échange que naît la légende.



Salon du livre de Montréal
Salon du livre de Montréal

Légende des sources (renvois [S1]…[S6])

  • [S1] Wikipédia (FR) – “Comiccon de Montréal” : origines, repositionnement pop culture, passage au Palais des congrès, Prix Joe Shuster. — Renvois : Contexte (FBDM mention), Naissance (2006), Expansion (2012).

  • [S2] Wikipedia (EN) – “Montreal Comiccon” : détails logistiques Place Bonaventure (salle 200-N), croissance 2008–2010, invités 2012, bascule juillet 2015. — Renvois : Naissance (2006, 2008–2010), Expansion (2011), Évolution (2015), Diversification (invités).

  • [S3] Site officiel Montreal Comiccon (À propos / Communiqués) : nature multigenre, chiffres clés de certaines éditions, présence d’invités et hobbits, esprit général de l’événement. — Renvois : Contexte (osmose des genres), Diversification, Moments marquants (hobbits), Foule (repères généraux).

  • [S4] GlobeNewswire – “Montreal Comiccon 2025: The Summer’s Biggest Gathering…” : édition 2025 (4–6 juillet), 15ᵉ anniversaire, présence de Jim Starlin. — Renvois : Moments marquants (2025, Starlin).

  • [S5] CityNews Montréal (2025) – reportage édition 2025 : affluence élevée (“c’est partout occupé”), contexte de mobilité transfrontalière. — Renvois : Le Comiccon aujourd’hui (foule, facteurs externes).

  • [S6] Ethnomania – article sur la mascarade/cosplay : description du rituel, participation et mise en scène. — Renvois : Spectacle, cosplay et rituels visuels.



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